Présents :

LeaderIA :

  • Philippe CARASTAMATIS (Consultant Senior – Responsable du pôle agricole)
  • Louis-Simon FAURE (Fondateur et Consultant Associé)

Facilitateurs :

  • Philippe GIRARD (JCB France – Directeur Général)
  • Jérôme MONTEIL (FNCUMA – Directeur Général)

Invités :

  • Alexander ABE (JUNGHEINRICH – Vice-Président NW Europe & AME)
  • Michel BOTELLA (JOHN DEERE – Directeur Développement Réseau)
  • Nicolas CAPOEN (SITECH France – Directeur Général)
  • Manon DALLOUX (MAN Truck and Bus France – Chargée de Développement RH)
  • Cédrik GOURMELON (TOPCON POSITIONING France – Responsable des Marchés Agricole et Pesage)
  • Davy GUILLEMARD (VOLVO CE France – Président)
  • Stéphane HAVARD (JOHN DEERE – Directeur Régional Développement Réseau)
  • Loïc LEPOIVRE (JOHN DEERE – Directeur Commercial Régional)

 

Les nouvelles technologies

 

Dans le secteur agricole

Tout a commencé au début des années 2000 avec l’apparition du GPS et de l’autoguidage.

Les récents développements et innovations technologiques répondent à des enjeux de :

  • Diminution de la chimie et l’envie de manger sainement, avec l’agriculture de précision et l’utilisation de drones
  • Réduction du taux de CO2, avec l’utilisation de l’énergie électrique, et la production de biogaz, qui positionne le monde agricole non plus en pollueur mais en solution.

Les engins de plus en plus connectés permettent de réduire le temps d’arrêt des machines, ce qui a aussi un impact sur l’organisation des concessions.

Deux aspects sont en train d’émerger : le big data, au niveau industriel et constructeur, et l’intelligence artificielle, le secteur agricole est un peu en retard sur ces problématiques.

Ces nouvelles technologies sont soit portées par les acteurs traditionnels, ou par des nouveaux entrants comme des startups qui révolutionnent le secteur.

La structure du domaine agricole est elle-même en train de changer, avec l’augmentation de la taille des exploitations agricoles (doublée en 10 ans, CA multiplié par 2 ou 3 ces dernières années), l’arrêt de 15 à 18 000 exploitants chaque année, qui va se poursuivre, 30% ayant plus de 55 ans. La population agricole est un peu dépassée, il y a des gros enjeux de formation, et les CUMA, les plus férus de technologies, sont un vecteur de communication de celles-ci.

Dans les secteurs connexes du machinisme

Dans le TP, les enjeux sont dans :

  • Les énergies nouvelles : les constructeurs se lancent dans l’électrique, puis l’hydrogène
  • L’électronique embarquée et la télémétrie : les machines en sont équipées depuis 10 ans, au départ pour des questions de business. Aujourd’hui ça sert à du SAV prédictif, en mixant les données machines avec les données extérieures.

Le secteur passe d’un modèle de distribution à un modèle de service autour de la digitalisation.

Dans la manutention, on parle de plus en plus de chariot connecté et d’intelligence artificielle. La question est autour de l’énergie : 90% sont des chariots électriques (batteries du Plomb vers le Lithium-Ion). Les évolutions sont drivées par la technologie, le chariot allant de plus en plus du manuel vers l’automatique. L’image du chariot élévateur n’est pas sexy, les entreprises investissent beaucoup sur le développement de la marque employeur.

Dans le Poids-Lourd, les enjeux sont dans l’électromobilité, la connectivité et les énergies durables. Certaines entreprises sont un peu plus avancées et ont créé une direction digitalisation et innovation, et travaillent avec des startups.

Les enjeux et impacts RH

Le secteur agricole, comme le TP, s’est longtemps cantonné à recruter des candidats issus du même secteur.

Il y a aujourd’hui une pénurie forte pour certains postes, comme les techniciens et les commerciaux.

Par ailleurs, la structure de la distribution est en train de changer, avec la réorganisation et la concentration des réseaux de distribution, et un SAV de plus en plus connecté. Les métiers ne sont pas délocalisables, il faut des talents en régions.

L’agriculture de précision et l’agroécologie sont une opportunité pour attirer de nouveaux talents ; les entreprises doivent pour cela travailler leur marque employeur et leur communication vers l’extérieur, notamment sur les réseaux sociaux.

Des nouveaux métiers émergent dans le digital, comme des ingénieurs d’application et des data scientists.

Du côté de l’enseignement, il y a un gros écart dans la formation des jeunes qui entrent sur le marché, et les enseignants ne maitrisent pas forcément ces technologies.

D’où la nécessité de recruter en externe, ce qui est déjà le cas par exemple en allant chasser des candidats dans les usines en électrotechnique, pour travailler dans les robots de traite.

Ce champ des possibles est également une source d’enrichissement.