La bienveillance est une disposition inclinant à la compréhension et à l’indulgence envers autrui (Larousse). C’est-à-dire que la bienveillance est une conséquence de l’empathie et du droit à l’erreur.
C’est un terme particulièrement répandu dans les organisations. Elle est mise en avant aussi bien par les candidats que par les entreprises. La bienveillance en entreprise peut-elle réellement être mise en pratique, ou reste-t-elle une aspiration idéale ?
Les bénéfices de la bienveillance
La bienveillance permet de créer une atmosphère de travail plus saine. Ainsi les risques psychologiques comme le burn-out sont réduits. Elle permet également d’améliorer les performances des collaborateurs en leur laissant une plus grande autonomie et liberté d’action. Ce qui a pour conséquences de diminuer l’absentéisme et de conserver plus longtemps les meilleurs talents.
En cela, la bienveillance rentre également dans le périmètre de la marque employeur. En effet, une marque employeur se développe d’abord en interne avant de se développer à l’externe. Une culture d’entreprise où la réelle bienveillance est appliquée au quotidien se diffusera plus largement à l’extérieur de l’entreprise : les salariés deviennent les ambassadeurs de votre marque employeur.
Bienveillance ne signifie pas laxisme
Attention cependant, mettre en place une culture bienveillance ne signifie pas de laisser tout passer à ses collaborateurs. C’est un extrême qui peut arriver à beaucoup de managers. La bienveillance s’inscrit dans une logique de montée en compétences et d’amélioration des performances. Elle signifie cependant de dire les choses de la bonne façon, à la bonne personne et au bon moment, comme le rappelle Jean-Louis Denis, Directeur Commercial Hors Domicile et Caviste chez La Martiniquaise. Aujourd’hui, certains managers et dirigeants n’osent plus faire preuve d’autorité sous couvert d’être bienveillant. Hors la bienveillance est un style de management basé sur l’empathie et la compréhension, mais qui maintient une forme de lien hiérarchique envers les équipes.
Bienveillance & autonomie
La bienveillance peut aussi devenir une dérive pieuse. Attention au risque d’infantilisation des salariés via des team buildings ou des réunions trop longues. Être bienveillant avec ses salariés, c’est aussi leur accorder de l’autonomie dans leur travail. Avoir confiance en eux, et les laisser libre d’accomplir leurs tâches sans la pression d’un management trop présent qui se veut « bienveillant ».
Instaurer une culture de la bienveillance dans une organisation est un processus de long terme qui demande des efforts quotidiens. Ce n’est pas tant un objectif en soi mais plus un idéal que les entreprises poursuivent. Elle demande notamment des formations, du côté des managers et des dirigeants, mais aussi du côté des salariés pour créer une ambiance de travail respectueuse. Elle est le fruit d’une volonté de la direction pour améliorer la QVCT et donc les performances de l’entreprise.
Cependant, la bienveillance ne se substitue pas à l’honnêteté et à la transparence, bien au contraire, elle doit les favoriser. Bienveillance ne rime pas avec utopie, mais avec confiance et justice.
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