La crise sanitaire et les situations de disponibilité des matières premières et d’énergie ont relancé le débat sur l’importance de relocaliser une partie de la production industrielle pour les secteurs stratégiques, comme l’agroalimentaire. Aujourd’hui, les projets de relocalisation et de réindustrialisation en France sont nombreux.
- En 2021, la France a vu une hausse d’implantations de nouvelles usines. Parmi elles, le secteur de l’agroalimentaire représente 97 projets de reprises ou de relocalisations en France métropolitaine et dans les DROMs. Cette hausse reçoit 132 millions d’euros de l’Etat pour les financer.
- En Avril 2022, BpiFrance a lancé un appel à projets de 300 millions d’euros, « France 2030 », à destination des entreprises de l’agroalimentaire et de l’agricole pour suppléer à la guerre en Ukraine et reformer un maillage industriel stratégique. L’objectif est de :
- Réduire notre dépendance aux importations extra-européennes
- Répondre aux enjeux alimentaires de l’avenir
- Développer la transition énergétique
- Soutenir la résilience des filières agricoles
85% des PME et ETI industrielles françaises déclarent avoir tous leurs sites de production en France. Parmi elles, 1 entreprise sur 5 déclare vouloir ouvrir ses nouveaux sites sur le territoire national.
Pour 58% des répondants, la situation actuelle des chaînes d’approvisionnement est un facteur clé dans le choix de relocaliser les sites de production. En effet, 82% des entreprises agroalimentaires sont touchées par les ruptures de matières premières. La préférence nationale est la 2e raison, suivie en 3e par l’environnement et la transition écologique.
Enfin, relocaliser signifie aussi transformer les usines pour les rendre plus performantes via la robotisation et l’IA. Ainsi, Les emplois générés sont donc des postes spécifiques à ce secteur voire des « nouveaux métiers ». 94% des dirigeants déclarent que le digital les aide à continuer et à développer leur activité. Cependant la moitié d’entre eux déclarent que le numérique à dû mal à s’installer, fautes de compétences en interne. Aussi, il est nécessaire de recruter les bonnes personnes pour engager le changement et provoquer la transition.
Leaderia salue ce renouveau de l’industrie agroalimentaire et propose de mettre en relation les cadres et dirigeants via le recrutement en CDI ou le management de transition pour accélérer la relocalisation de nos savoir-faire.
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