Quelques jours passés au cœur de Wine Paris permettent de prendre le pouls d’une filière en pleine transformation. L’édition de cette année a confirmé une dynamique forte : +20 % de surface d’exposition, une montée en puissance de l’international avec un hall entier dédié à l’Italie, et des enjeux stratégiques qui s’imposent à tous les acteurs du marché.
Trois tendances majeures
🔹 Évolution de la consommation : La baisse des volumes pousse les producteurs à diversifier leur offre, notamment en développant des alternatives sans alcool ou à faible teneur en alcool ;
🔹 Défis climatiques : L’impact du réchauffement sur la production viticole oblige à innover, que ce soit dans les pratiques culturales ou les cépages résistants ;
🔹 Tensions commerciales : L’incertitude autour des taxes à l’export, renforcée par le contexte géopolitique, ajoute une pression supplémentaire sur la compétitivité des producteurs français.
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a d’ailleurs souligné « la perspective d’une guerre commerciale que ravivent les élections américaines » tout en réaffirmant la volonté du gouvernement d’accompagner la filière.
Des mutations RH bien engagées
Au-delà des enjeux économiques, le secteur du vin se structure aussi en matière de gestion des talents. Nos échanges avec les directions générales confirment plusieurs tendances :
- Une prise de conscience des enjeux RH stratégiques, qui s’impose comme un passage obligé pour garantir la compétitivité.
- Une montée en puissance du management de transition, devenu un levier clé pour accompagner les transformations stratégiques ;
- Un recours croissant aux cabinets spécialisés dans les vins et spiritueux pour recruter des cadres en CDI ;
Dans un environnement incertain, l’expertise de proximité devient un atout incontournable.
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