Le phénomène des salariés boomerang, les personnes qui quittent leur entreprise pour y revenir plus tard, est longtemps resté tabou en France. Il suscite aujourd’hui l’intérêt des employeurs qui y voient des effets positifs dans un contexte de tension sur le recrutement, notamment les secteurs agricole, agroalimentaire et dans l’hôtellerie-restauration. 70% des managers déclarent en effet étudier positivement le retour d’un ancien salarié, et 65% des salariés seraient prêts à répondre à leur ancienne entreprise si elle leur faisait une offre.
Pourquoi revenir ?
Les allers-retours des salariés boomerang peuvent permettre d’envoyer des signaux positifs en termes de marque employeur. Si en tant que salarié, vous revenez, c’est qu’il y a du positif dans la première expérience vécue au sein de l’entreprise.
L’avantage pour l’entreprise, comme pour vous, c’est que cet aller-retour vous a permis de développer de nouvelles compétences, de vous former à de nouvelles pratiques et surtout de revenir avec un regain de motivation ! Vous êtes donc prêts à prendre un poste avec des responsabilités plus élevées que lorsque vous êtes partis.
Réussir son retour
Comme vous êtes un ancien salarié, vous connaissez l’entreprise, sa culture, ses méthodes et ses métiers ; le processus d’intégration va s’en trouver raccourci et plus facile. Cependant, votre nouvel onboarding sera une étape importante, parce qu’en votre absence, l’entreprise peut avoir évolué : nouvelle stratégie, nouveaux outils, nouvelles procédures…
Il est également important de comprendre ce qui vous a fait quitter l’entreprise :
- Un départ à l’étranger ou dans une autre ville
- Une opportunité professionnelle impossible à refuser
- Pas d’évolution de poste possible
- Votre manager
Et pourquoi vous souhaitez y revenir :
- L’ambiance, la culture de l’entreprise
- Les missions que vous voulez exercées
- Vos anciens collègues
- Le style de management
Le pas de côté peut être utile, vous avez ainsi pu tester plusieurs cultures d’entreprise et vous revenez plus motivé que jamais !
Ces articles pourraient vous intéresser
Combien coûte un outplacement pour un cadre ou un dirigeant ?
Le prix d’un outplacement est rarement affiché et c’est justement ce qui inquiète au moment de négocier son départ. En pratique, ce n’est pas au salarié de le financer : c’est l’employeur qui prend en charge l’accompagnement lorsqu’il le propose. Comprendre qui paie, ce qui fait varier le tarif et comment aborder le sujet en […]
Outplacement ou reclassement professionnel : quelle différence pour un cadre ?
Le reclassement professionnel et l’outplacement ne désignent pas la même chose. Avant un licenciement économique, l’employeur doit d’abord chercher un reclassement interne : un poste disponible dans l’entreprise ou le groupe. Si cette recherche n’aboutit pas, des mesures de reclassement externe peuvent être prévues, en particulier dans un PSE, sous une forme collective ou individuelle. […]
Licenciement économique, CSP, PSE : quels droits à l’outplacement pour un cadre ?
Un cadre licencié pour motif économique n’a pas automatiquement droit à un outplacement privé. Selon la taille de l’entreprise et le nombre de licenciements envisagés, il peut bénéficier d’un contrat de sécurisation professionnelle (CSP), d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou d’un congé de reclassement. Un accompagnement d’outplacement pour cadres et dirigeants peut […]