Le secteur de la restauration traverse une véritable crise du recrutement. Selon l’étude Sirha Food réalisée par OpinionWay en septembre 2024 :
- 83 % des restaurateurs peinent à embaucher ;
- 71 % constatent un manque de qualification ;
- 64 % déplorent un manque de motivation.
Ce constat souligne un décalage croissant entre les attentes des candidats et les réalités du métier. Alors, comment rendre ces professions plus attractives et fidéliser les talents essentiels au bon fonctionnement du secteur ?
Recrutement restauration : repenser l’attractivité : quelles solutions ?
Certaines pistes se dessinent :
🔹 Miser sur la formation et la technologie : l’automatisation et l’IA offrent des opportunités pour optimiser la gestion et alléger la charge de travail des équipes ;
🔹 Proposer de vraies perspectives d’évolution : les talents recherchent des opportunités de montée en compétences et des parcours motivants ;
🔹 Améliorer les conditions de travail : flexibilité, meilleure rémunération et avantages concrets deviennent des critères déterminants.
Les réajustements salariaux dans l’hôtellerie-restauration vont dans ce sens. Comme l’explique Louis-Simon Faure dans Les Échos : « Les hausses se poursuivront. Un palier a été atteint, mais il ne constitue pas un plafond. Pour les cadres, le vivier n’est en effet pas suffisant pour répondre aux besoins. »
Attirer et fidéliser les cadres : des leviers concrets
Dans un contexte de forte demande pour les postes de direction (directions générales, directeurs d’hébergement, de restaurants, chefs de cuisine), il devient essentiel de repenser l’offre employeur.
Certains leviers peuvent faire la différence :
✅ Statut cadre, pour plus de stabilité et de reconnaissance ;
✅ Horaires continus et flexibilité des jours travaillés ;
✅ Avantages annexes : prise en charge complète de la mutuelle ou du titre de transport, logement de fonction, véhicule de service…
Le message est clair : pour faire face à cette crise du recrutement, il faut innover, s’adapter et offrir des perspectives attractives. Le secteur de la restauration, pilier de notre culture et de notre économie, a tous les atouts pour y parvenir.
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