La pandémie actuelle a finalement joué un rôle de catalyseur des tendances économiques conjoncturelles et structurellesL’industrie agroalimentaire, comme toutes les industries, n’est pas épargnée. La crise sur les ressources internes (talents) et externes (matières premières, intrants, denrées et produits/services) nous montre que nous sommes entrés dans une période longue d’économie de pénurie, thèse supportée par bon nombre d’économistes.

De plus, sous la menace du réchauffement climatique et avec l’émergence des sujets de conformité, les législateurs durcissent l’arsenal règlementaire. A la loi EGalim2 en cours d’évaluation, s’ajoutent le Devoir de Vigilance, la loi Sapin II (en cours de révision), et plus largement les obligations RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et la loi PACTE.

Alors, comment tirer un avantage concurrentiel dans ce contexte ?

Il est nécessaire, pour les entreprises de l’industrie agroalimentaire, de réviser leurs modèles de business et de développer leur compétitivité par des leviers encore peu utilisés : les achats !

Les axes à explorer sont nombreux :

– la conception de produits et services moins gourmands en ressources (innovation), en y associant, au besoin, les fournisseurs
– la mise en place de processus moins coûteux : digitalisation, agilité,…et le développement d’une culture de frugalité
– la maîtrise des dépenses en négociant efficacement les contrats fournisseurs
– un meilleur suivi des risques, en particulier fournisseurs et RSE
– le « ré-enchantement » de la relation client / fournisseur qui permet d’obtenir un meilleur service à un meilleur coût
Dans tous les cas, les fonctions achats et approvisionnements, sont contributrices de valeur et permettent de créer un avantage concurrentiel différenciateur sur lequel il est urgent et pertinent de se pencher.
Nous sommes à votre disposition pour poursuivre l’échange !